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Tuesday, May 15, 2012

WHOS NEXT

Qui sera le prochain ? Jeune Afrique a mené l'enquête. Qui sera le prochain ? Jeune Afrique a mené l'enquête. © D.R
Le 26 avril, ils étaient nombreux, sur le continent, à suivre le verdict du procès de Charles Taylor. Et à se dire qu'ils pourraient bien un jour, comme l'ancien président libérien, être envoyés à la Cour pénale internationale. Ont-ils des raisons de s'inquiéter ? Enquête.
Dossier réalisé par Pacal Airault, Youssef Aït Akdim, Pierre Boisselet, Malika Groga-Bada, Clarisse Juompan-Yakam, Anne Kappès-grangé et Philippe Perdrix.
Procès historique, jugement historique. Il y avait bien eu Karl Dönitz en 1946. Éphémère président du Reich après le suicide d'Adolf Hitler, il avait dirigé, vingt jours durant, l'Allemagne nazie avant d'être reconnu coupable de crimes de guerre à l'issue du procès de Nuremberg. Depuis, plus rien. Aucun chef d'État n'avait plus été condamné par la justice internationale. La reconnaissance de la culpabilité de Charles Taylor, prononcée le 26 avril dernier par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), revêt donc une importance toute particulière. L'ex-président libérien est en plus le premier chef d'État africain jamais condamné par la justice internationale - un précédent qui pourrait faire trembler sur le continent. Car l'Union africaine (UA) a beau dire clairement son opposition à ce que beaucoup appellent « une justice de Blancs » (« Nous sommes pour la lutte contre l'impunité, a déclaré Jean Ping, le président de la Commission de l'UA, en juin 2011. Mais pourquoi [le procureur de la Cour pénale internationale] ne juge-t-il que les Africains ? Est-ce que cela veut dire qu'il ne se passe rien ailleurs ? »), l'étau se resserre. Le Congolais Thomas Lubanga a été reconnu coupable, l'Ivoirien Laurent Gbagbo attend l'ouverture de son procès... Qui sera le prochain ? Jeune Afrique a mené l'enquête.
Omar el-Béchir
Accusé de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide au Darfour, le président soudanais est visé par deux mandats d'arrêt internationaux, émis en mars 2009 et en juillet 2010. Et sauf très grosse surprise, il pourrait ne jamais comparaître devant la Cour pénale internationale (CPI). Réélu en 2010, il bénéficie en effet du soutien de nombre de ses pairs de l'Union africaine et de la Ligue arabe, chez qui il se déplace sans crainte, qu'ils soient ou non signataires du traité de Rome, fondateur de la CPI. Chaque fois, l'accueil qui lui est fait est plus celui que l'on réserve à un invité de marque qu'à un criminel en fuite.
Des mandats d'arrêt ont également été délivrés contre au moins deux anciens chefs de milice Djandjawid, et eux aussi pourraient ne jamais avoir à rendre de comptes. Mais au fond, pour les dignitaires du régime, la principale menace reste celle d'un coup d'État, alors que le pays connaît une grave crise économique depuis la perte des ressources du Sud. « Même dans ce cas, El-Béchir pourrait se réfugier chez un de ses alliés, comme l'Arabie saoudite ou la Chine », assure Roland Marchal, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales.
Hissène Habré
L'affaire Habré, c'est un long feuilleton politico-judiciaire dont les victimes du régime de l'ancien dictateur tchadien désespèrent de voir un jour la fin. Au pouvoir de 1982 à 1990, Habré a plongé le Tchad dans un cauchemar de répression et de suspicion généralisée. Bilan : des milliers de morts... En exil à Dakar depuis 1990, Habré a été inculpé en 2000 par un juge sénégalais et accusé de crimes contre l'humanité et de torture, mais il est jusqu'à présent parvenu à échapper à un procès.
Le Sénégal d'Abdoulaye Wade s'étant dérobé pendant de longues années à son obligation de le juger (Habré a su s'y assurer de nombreux soutiens), c'est la Belgique qui a demandé son extradition, en septembre 2005. Depuis, la procédure traîne en longueur : en 2006, le Sénégal a accepté de juger Habré au nom de l'UA, et en 2010 les donateurs sont parvenus à réunir 8,6 millions d'euros pour organiser le procès - mais depuis, il ne s'est rien passé. Du coup, en mars dernier, c'est devant la Cour internationale de justice (CIJ) que l'affaire a été portée.
Habré finira-t-il par être jugé ? L'entourage du nouveau président sénégalais, Macky Sall, a laissé entendre qu'il souhaitait relancer la procédure dans son propre pays. « Cela prendrait trop de temps de tout recommencer à zéro, fait valoir un défenseur des droits de l'homme. Pendant ce temps, les victimes continuent à mourir. La seule solution rapide, c'est la Belgique. »
Charles Blé Goudé
Pas de poursuites officielles de la CPI, mais l'ancien chef des Jeunes patriotes ivoiriens sait que son tour pourrait venir vite - et il s'y prépare, puisqu'il a demandé à Nick Kaufman, l'avocat de la famille Kaddafi, de défendre ses intérêts. Celui-ci a écrit le 23 avril au procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, pour connaître les intentions de la justice vis-à-vis de son client et s'assurer qu'aucun mandat d'arrêt n'avait été émis contre lui. « Je n'ai aucune réponse pour l'instant », dit-il.
Aujourd'hui exilé au Ghana, Blé Goudé occupait le poste de ministre de la Jeunesse dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo. L'ONU et des ONG lui reprochent d'avoir prononcé un discours, le 25 février 2011, appelant ses partisans à ériger des barrages à Abidjan et à dénoncer les étrangers, ce qui aurait déclenché des crimes perpétrés sur une base partisane et ethnique. En 2006, l'ONU lui avait déjà interdit de voyager et avait gelé ses avoirs à cause de « déclarations publiques répétées préconisant la violence » contre les Nations unies et les étrangers. « Mon client est prêt à se défendre devant toute juridiction internationale, explique Me Kaufman. Mais pas en Côte d'Ivoire, où la justice est partiale. »
Chérif Ousmane
Pas de poursuites non plus contre Chérif Ousmane, ex-chef de guerre et proche de Guillaume Soro, qui préside désormais l'Assemblée nationale en Côte d'Ivoire. Chérif Ousmane est le symbole de cette génération d'officiers qui se sont sentis marginalisés et qui ont tenté de prendre le pouvoir en 2002, avant de se replier sur le nord du pays. Devenu l'un des comzones de Bouaké, il a participé à l'assaut final sur Abidjan et ses hommes auraient conquis le quartier de Yopougon, fief des partisans de Gbagbo, au prix d'exécutions sommaires. Selon Human Rights Watch, il aurait ordonné l'exécution de 29 prisonniers en mai 2011. Par ailleurs, un rapport de l'agence de presse des Nations unies, l'Irin, publié en 2004, le soupçonne d'avoir supervisé des forces impliquées dans l'assassinat de mercenaires libériens et sierra-léonais.
Les ONG aimeraient donc les voir, lui et les autres anciens chefs rebelles que sont Ousmane Coulibaly (dit Ben Laden) et Losseni Fofana, devant la justice. Mais Chérif Ousmane est aujourd'hui le numéro deux du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), et le président Ouattara, qui dit maintenant souhaiter que justice soit rendue en Côte d'Ivoire, ne semble pas décider à le transférer devant la CPI.
Moussa Dadis Camara
Le 28 septembre 2009, des milliers de Guinéens se réunissent au stade du 28-Septembre de Conakry pour dire non à la candidature du chef de la junte, Moussa Dadis Camara, à la présidentielle. Pour disperser les manifestants, l'armée tire à balles réelles. Bilan : 157 morts, 1 200 blessés et 109 cas de viol répertoriés. Pour les enquêteurs onusiens, Dadis a une « responsabilité pénale individuelle » dans les massacres. Tout comme son aide de camp, Aboubacar « Toumba » Diakité, et Moussa Tiégboro Camara, à l'époque ministre chargé de la Lutte contre la drogue et le grand banditisme.
En visite en Guinée le 5 avril, Fatou Bensouda, prochaine procureure de la CPI, a prévenu : « Si les hauts responsables ne sont pas poursuivis par les autorités guinéennes, alors la CPI le fera. » Sans doute pour donner un coup d'accélérateur à la procédure, qui n'a plus bougé depuis l'inculpation par la justice guinéenne, début février, de Moussa Tiégboro Camara.
Exilé au Burkina depuis janvier 2010, Dadis, qui avait échappé à une tentative d'assassinat en décembre 2009 (perpétrée justement par « Toumba », en cavale depuis), continue de nier toute implication dans les massacres. Il compte encore chez lui de nombreux partisans - ce qui, momentanément du moins, lui assure une certaine tranquillité. À ce jour, aucune poursuite judiciaire n'est engagée contre lui, ni en Guinée ni à la CPI.
Bosco Ntaganda
En août 2006, la CPI a émis un mandat d'arrêt contre Bosco Ntaganda, accusé de crimes de guerre pour avoir enrôlé des enfants entre 2002 et 2003, en Ituri (nord-est de la RD Congo). À l'époque, Ntaganda était membre de l'Union des patriotes congolais (UPC), aux côtés de Thomas Lubanga (reconnu coupable de crimes de guerre par la CPI en mars dernier) puis du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).
Le général « Bosco » a intégré l'armée congolaise en janvier 2009 après l'accord de paix passé entre le CNDP et Kinshasa, mais aujourd'hui les choses se compliquent. La protection dont il bénéficiait n'est plus de mise depuis que de violents combats dans le Nord-Kivu opposent l'armée à des mutins qui lui sont fidèles. « Bosco » se serait retranché dans son fief, dans les montagnes du Masisi. Pourquoi ce revirement ? « Malgré le modus vivendi négocié avec Kinshasa, la chaîne de commandement parallèle qu'il avait mise en place dans les deux Kivus commençait à agacer l'état-major », explique un spécialiste des questions militaires. Par ailleurs, le président Kabila semble vouloir donner des gages à la communauté internationale afin de tourner la page de la présidentielle de novembre 2011. Est-il toutefois prêt à le remettre à la CPI ? Pour l'instant, non. « Nous pouvons l'arrêter nous-mêmes [...] et le juger ici », a-t-il déclaré le 11 avril.
Félicien Kabuga
Il est accusé de génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité, selon le mandat d'arrêt du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) émis le 8 novembre 2001. Dix-huit ans après les faits, le génocidaire rwandais présumé le plus recherché de la planète est toujours en cavale.
Ce richissime homme d'affaires est accusé d'être le grand argentier du génocide et l'un des principaux planificateurs des massacres. Lié à la famille de l'ancien président Habyarimana, il était le plus important actionnaire de la radio des Mille Collines et aurait financé l'achat de milliers de machettes. Son dernier pays de résidence avéré, le Kenya, assure qu'il a quitté son territoire - sans toutefois en donner la preuve ni dévoiler sa destination. Kabuga, dont la fortune est estimée à 20 millions de dollars, conserve, semble-t-il, des arguments pour s'assurer de la loyauté de ses mystérieux protecteurs.
Américains, Israéliens... la CPI pourrait aussi s'intéresser à eux
La justice Internationale est-elle vraiment... juste ? Selon Human Rights Watch (HRW), des crimes de guerre ont été commis par l'armée israélienne pendant l'opération Plomb durci (27 décembre 2008-18 janvier 2009) dans la bande de Gaza. Si une enquête sérieuse était menée par la CPI, des responsabilités individuelles seraient enfin déterminées, et le ministre de la Défense, Ehoud Barak, pourrait se retrouver sur le banc des accusés. Aucune enquête ne vise non plus l'ex-secrétaire d'État américain à la Défense Donald Rumsfeld, qui, toujours selon HRW, est l'architecte d'une politique de mauvais traitements aux prisonniers, en particulier à Abou Ghraib. Idem pour George W. Bush, qui, durant le conflit irakien (2003-2011), a autorisé la torture et les prisons secrètes. Enfin, si des poursuites étaient lancées pour les crimes commis en Tchétchénie, le président pro-Russes Kadyrov serait le principal accusé. Mais, comme le Soudan, ni Israël, ni les États-Unis, ni la Russie n'ont ratifié le traité de Rome portant création de la CPI.
À compter du 1er juillet, le TPIR perdra la faculté de rechercher les fugitifs (prélude à la fermeture définitive du tribunal fin 2014), fonction qui sera ensuite assumée par un « mécanisme résiduel », mis en place par l'ONU pour éviter qu'ils échappent à la justice. Le temps presse : Kabuga a 77 ans.
Joseph Kony
Meurtres, esclavage sexuel, pillages, viols, enrôlement d'enfants... La liste des charges qui pèsent contre le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) est longue. Pas moins de 33 chefs d'accusation relevant du crime de guerre et du crime contre l'humanité. Ex-enfant de choeur, semi-analphabète, Joseph Kony est le fondateur présumé de la LRA, en 1987. Depuis, il a semé la terreur dans son pays, mais aussi au Soudan, en RD Congo et en Centrafrique.
En 2005, la CPI a émis un mandat d'arrêt contre lui et quatre autres chefs de la LRA. Sept ans après, Kony est toujours introuvable, mais la traque a été relancée, en partie grâce à l'ONG américaine Invisible Children et à sa vidéo virale Kony 2012, mise en ligne en février. En avril, l'UA, appuyée par les États-Unis, a annoncé la mise en place d'une force militaire de 5 000 hommes pour traquer et capturer Kony.
 Uhuru Kenyatta
Les violences qui ont suivi la réélection contestée de Mwai Kibaki, en décembre 2007, ont fait plus de 1 100 morts. Pour la CPI, ces crimes ont été « préparés » et « planifiés » dans les deux camps par des personnalités de premier plan. D'un côté, Uhuru Kenyatta, proche de Kibaki et richissime héritier de Jomo Kenyatta, le père de l'indépendance. Vice-Premier ministre et probable candidat à la prochaine présidentielle, il est accusé de crimes contre l'humanité. Mais des proches de Raila Odinga, challengeur de Kibaki, sont également sur la sellette. C'est le cas de William Ruto, ex-ministre de l'Enseignement supérieur, autre probable candidat à la présidentielle. Comme Henry Kosgey (ex-ministre de l'Industrialisation) et comme le journaliste Joshua arap Sang, Ruto est soupçonné d'avoir « organisé le stockage et la distribution des armes, coordonné le transport des agresseurs, promis des récompenses pour la participation aux attaques ».
La CPI a décidé d'ouvrir une enquête après l'échec du gouvernement kényan à mettre sur pied un tribunal spécial chargé de poursuivre les auteurs des violences. Le 23 janvier, elle a confirmé les charges retenues contre les accusés, qui comparaissaient libres à La Haye, mais le Kenya laisse désormais entendre qu'un procès pourrait être organisé sur son sol (sans préciser toutefois si les accusés de la CPI seront concernés). Or la CPI ne peut conduire des procès que si les États n'ont pas la capacité ou la volonté de le faire. Une subtilité qui n'aura pas échappé à Nairobi...
Seif el-Islam Kaddafi
Après des mois de bataille par communiqués interposés, le gouvernement libyen a officiellement contesté, le 1er mai, la compétence de la CPI pour juger Seif el-Islam Kaddafi, ouvrant la voie à l'abandon de la procédure à La Haye. Détenu à Zintan (Libye) depuis son arrestation, le 19 novembre dernier, Seif faisait figure d'héritier de Mouammar Kaddafi. Il est accusé par la CPI d'avoir participé à la répression en Libye, dès le 15 février 2011 à Benghazi, et de s'être rendu coupable de crimes contre l'humanité. L'actuel procureur de la Cour, Luis Moreno-Ocampo, affirme disposer d'un dossier accablant avec les minutes des réunions, le calendrier des opérations de répression à partir de février 2011 et même des preuves que Seif aurait commandité le recrutement de mercenaires tchadiens. Mais lors d'une récente visite à Tripoli, Ocampo a concédé que le procureur général libyen tenait aussi « un dossier solide ». « Il a 30 témoins de plus, des documents et des retranscriptions. Il semble qu'il ait beaucoup de preuves », avait alors déclaré Ocampo. Le fils Kaddafi étant détenu en Libye et pouvant être jugé sur place, la CPI devrait vraisemblablement arrêter la procédure en cours.
Abdallah Senoussi
L'ancien chef des services secrets libyens est lui aussi accusé de crimes contre l'humanité et recherché par la justice internationale. Arrêté à Nouakchott (Mauritanie) le 16 mars dernier, Abdallah Senoussi est depuis très demandé : la Libye, la France et la CPI veulent son extradition. C'est évidemment Tripoli qui a le plus de questions à poser à l'ex-homme fort du régime Kaddafi, accusé d'avoir supervisé, avec Seif el-Islam, la répression en Libye entre février et août 2011, avec notamment des cas documentés de torture et d'exécutions sommaires. Mais les Libyens ont beaucoup d'autres griefs contre Senoussi : c'est lui que les familles des victimes de la prison d'Abou Salim accusent du massacre de 1 270 prisonniers en juin 1996. Le gouvernement libyen dispose de témoignages attestant de son implication personnelle dans ce massacre. Mais le 15 avril à Nouakchott, le président Ould Abdelaziz a démenti avoir passé un accord pour l'extrader en Libye. Pour autant, cela ne veut pas dire qu'il est prêt à le garder sur son territoire. La CPI a donc encore toutes ses chances.

Friday, February 10, 2012


Al-Shabab 'join ranks' with al-Qaeda
Al-Qaeda leader Ayman al-Zawahiri says that Somali group has joined forces with his organisation in video posted online.

 Al-Shabab controls much of southern and central Somalia but neighbouring armies are converging its bases [EPA]
Somalia's armed Islamist movement al-Shabab have joined ranks with al-Qaeda, the latter's chief Ayman al-Zawahiri has announced in a video message posted on online forums.
"I will break the good news to our Islamic nation, which will... annoy the crusaders, and it is that the Shabab movement in Somalia has joined al-Qaeda," Zawahiri said in the video published on Thursday.
In-depth coverage of the regional political crisis
"The jihadist movement is with the grace of Allah, growing and spreading within its Muslim nation despite facing the fiercest crusade campaign in history by the West."
In the first part of the video, al-Shabab's leader Ahmed Abdi Godane, also known as Mukhtar Abu Zubair, addressed Zawahiri, saying: "We will move along with you as faithful soldiers."
Al-Shabab controls much of southern and central Somalia and has claimed responsibility for numerous kidnappings and bombings in the country.
The group said it was behind an attack on Wednesday that killed at least 11 people and wounded 34 others in the Somali capital.
Al Jazeera's Nazanine Moshiri, reporting from Nairobi in neighbouring Kenya, said that Mogadishu "is trying to rebuild itself after the al-Shabab withdrawal ... but the attack shows al-Shabab is able to get into the city and carry out attacks of this kind".
Al-Shabab, who are fighting to overthrow a fragile Western-backed transitional government in the war-torn Horn of Africa country, first proclaimed their allegiance to Osama bin Laden in a video distributed in 2009.
While counter-terrorism experts say al-Shabab has received advice and training from some members of al Qaeda, it has tended to see itself more as an ally or affiliate than a direct outpost of the core organisation.
Al-Shabab are facing increasing pressure from government forces and regional armies.
Armies from neighbouring countries are converging on them - Kenyan forces in the south, Ethiopian soldiers in the west, and an African Union force in Mogadishu made up of 10,000 troops from Uganda, Burundi and Djibouti.
A one-day conference in London to tackle the instability in Somalia and piracy off its shores is due to be held in two weeks time

US to decimate the largest embassy in the world

US embassy complex in Baghdad. (AFP Photo / STR)
US embassy complex in Baghdad. (AFP Photo / STR

After the US military left Iraq, the US State Department has announced that it plans to reduce the largest embassy in the world in half.
The US embassy in Baghdad staffs approximately 16,000 employees, 2,000 of those diplomats and the rest contractors.
Lately the $750 million US embassy building has taken more of a prison role due to workers being confined to the space.
The civil unrest in Baghdad since the American military pull out in December of 2011 has increased dramatically.
According to the thousands of employees left behind after the American departure, everyday living has become more complicated.
The New York Times reported convoys of provisions coming from Kuwait led by US soldiers were postponed at border crossings as Iraqis demanded documentation that the Americans were unaccustomed to providing.
According to the Times, at times sugar or Splenda ran out for coffee at the US embassy.
“On chicken-wing night, wings were rationed at six per person. Over the holidays, housing units were stocked with Meals Ready to Eat, the prepared food for soldiers in the field,” the Times added.
Critics are irritated at the fact that the depletion of such luxuries as sugar and chicken-wings in a warzone are irrelevant to the issues Iraq now faces.
Eight years after the Iraqi invasion, the road to democracy in Iraq has fallen short.
The bloodshed by both sides has seemed to distance the two countries and some Iraqi officials see the US embassy building as more than just an embassy.
 “The US had something on their mind when they made it so big. Perhaps they want to run the Middle East from Iraq, and their embassy will be a base for them here,” said Nahida al-Dayni, a lawmaker and member of Iraqiya, to The New York Times.
The inability to interact with everyday Iraqis has given the US justification to reduce the cost on the $6 billion per year operation. The State Department is planning on reducing the staff diminishing its US diplomatic mission in the war torn country.
Michael W. McClellan, the embassy spokesman, issued a statement saying, “Over the last year and continuing this year the Department of State and the Embassy in Baghdad have been considering ways to appropriately reduce the size of the US mission in Iraq, primarily by decreasing the number of contractors needed to support the embassy’s operations.”
McClellan added the embassy would be “hiring Iraqi staff and sourcing more goods and services to the local economy.”
The embassy which sits on a 104-acre area is smaller than the originally intended.
Last week Iraqi Foreign Minister Hoshyar Zebari met with US Ambassador James Jeffrey to talk about the magnitude of the American presence in Iraq.
“The problem is with the contractors, with the security arrangements,” Zebari said.
Iraqis don't hide their hate toward military contractors. Which doesn't come as a surprise remembering the bloody trail left by the Blackwater and other infamous "security firms".  

Zebari further explained that allegedly Jeffrey will leave the job of cutting corners for the embassy to his successor, as US officials reported Jeffrey is expected to resign in the next few weeks.
Still, US officials blame the declining American influence in the country on the Iraqi government interfering with America’s actions for achieving their diplomatic mission.
According to some reports,the Prime Minister Nuri Kamal al-Maliki's officeand sometimes the Prime minister himself must now approve all American visas, which have resulted in extensive delays and American diplomats have had trouble meeting with Iraqi officials.
Iraqis have defended the visa predicament by claiming they are just implementing the law of the land and preserving their sovereignty in the lack of a working agreement with the Americans on the embassy.
“It’s really been an overload for us, for the Foreign Ministry,” Mr. Zebari said of the American mission.

Iran sent pink drone to Obama



An Iranian man shows a miniature toy model of the US drone RQ-170 with a slogan quoted by Iran’s late founder of Islamic Republic Ayatollah Ruhollah Khomeini reading in Farsi, "we will step on the United states" in Tehran (AFP Photo / Atta Kenare)
An Iranian man shows a miniature toy model of the US drone RQ-170 with a slogan quoted by Iran’s late founder of Islamic Republic Ayatollah Ruhollah Khomeini reading in Farsi, "we will step on the United states" in Tehran (AFP Photo / Atta Kenare)
After tough sanctions imposed by the United States and the West, Iran has given into the demands of President Obama, well some demands.
Iran is returning the RQ-170 drone that was hacked back in December of last year.
Their are some differences though: it's pink, it's about one eightieth the original size and being marketed as a toy in Iran.
According to some reports the toys have already hit selves In Tehran and carry a $4 price tag. The display of silliness has many US officials irate at the charade, but no need to get upset.
President Obama will be receiving his very own custom built toy drone as well.
“We wanted for Mr. Obama himself to have these toys and know that Iranians don't leave anyone's requests unanswered. We made the 'RQ' in pink as it is Mr. Obama's favorite color and we will send it to him via the Swiss embassy," said Seyyed Saeed Hassan-pour, head of the cultural department of the Aaye Company, to Reuters.
The day of arrival was set for February 1, but no official word of Obama getting the toy has been confirmed.
Back in December the drone was all over Iranian State TV. Footage of the drone surrounded by anti-American banners prompted the White House to officially submit a request to return the drone after it was captured near the Afghan border.
As RT reported, the US originally denied they lost a drone over Iran before changing their story and insisting that they lost contact with the craft during a surveillance mission over neighboring Afghanistan.
According to the US, the aircraft was flying around Eastern Afghanistan, but Iran argues it was well within the Iranian territory.
Iranian engineers hijacked the multi-million dollar stealth drone’s system and managed to ease the craft down to a safe landing.
Iranian ambassador Mohammad Khazaee submitted a complaint to the UN Security Council saying “the provocative and covert operations against the Islamic Republic of Iran by the US government, which have increased and intensified in recent months.”
Khazaee went on to say the “American RQ-170 unmanned spy plane, bearing a specific serial number, violated Iran’s airspace.” He added Iran “strongly protests such hostile and aggressive moves and warns about harmful consequences of the repetition of such actions.” 
Iran's ambassador demanded a US apology for the incident, but has yet to receive it.So Iran has decided to take matters into their own hands.
"We decided to show that we can deal with this issue in a very friendly and peaceful manner and put it in the playful hands of the children of Iran to pursue a 'soft war' with Mr. Obama and the US. This was the aim of producing this aircraft," Hassan-pour concluded
.

Wednesday, February 8, 2012

Iran strike will shock global economy
"A raid on Iran's nuclear facilities will only delay, not destroy, Iran's nuclear program."
Mon Feb 6, 2012 3:6PM GMT
Whoever attacks Iran's nuclear infrastructure is really making the decision to go to war with Iran."
Former chief US negotiator at strategic arms reduction talks Richard Burt
Western political experts say a possible Israeli attack on Iran's nuclear facilities will deliver a painful shock to the global economy and have unexpected effects on international peace and security.


"Whoever attacks Iran's nuclear infrastructure is really making the decision to go to war with Iran," former chief US negotiator at strategic arms reduction talks Richard Burt told Reuters on Sunday on the sidelines of the 48th Munich Security Conference (MSC) in Germany, a forum and a venue for the world's thinkers and decision-makers on security policy.

The expert said a strike on Iran and Iran's response, including attempts to close the Strait of Hormuz, which is vital for oil shipments, would lead to a sharp rise in oil prices that could seriously harm international economy.

He said that an attack on Iran's nuclear facilities would entail a range of great, negative uncertainties adding, “This is one reason why consistently the joint chiefs of staff of the uniformed military in the US do not like the idea of attacking Iran.”

The expert stated that Israel must think long and hard before embarking on an attack because many suspect that it would spark a broader conflict and have wide-ranging and destabilizing consequences.

For example, he noted, some regional powers aspiring nuclear weapons might respond to a strike on Iran by redoubling efforts to get the bomb as a deterrent.

Ken Pollack, director of the Saban Center for Middle East Policy at the Brookings Institution, also told Reuters that as a result of such attack, Iran will expel International Atomic Energy Agency (IAEA) inspectors and quit the nuclear Non-Proliferation Treaty (NPT), ending any possibility of a negotiated solution to the nuclear issue.

"There is not a country on Earth that is going to blame them for doing that; they are all going to blame Israel. Once Iran is out of the NPT, the sanctions are gone," he added.

Meanwhile, Jon Alterman, director of the Middle East program at Washington's Center for International and Strategic Studies, noted that an attack on Iran's nuclear facilities will only delay, not destroy, Iran's nuclear program.

Washington and Tel Aviv have repeatedly threatened Tehran with the "option" of a military strike, based on their allegation that Iran's nuclear program may include a covert military aspect.

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